Nous vivons tous des moments d’excitation et de déprime. Cependant, chez l’individu atteint d’un trouble bipolaire, ces variations de l’humeur atteignent une telle intensité qu’il ne se rend pas compte que son humeur est exubérante, que sa colère dépasse les bornes ou que sa dépression est telle qu’il est hanté par des idées suicidaires.

Selon plusieurs chercheurs, il existerait des prédispositions génétiques qui favoriseraient le déclenchement d’un trouble bipolaire. L’influence et l’accumulation du stress, de même que les facteurs saisonniers auraient également un impact sur les troubles de l’humeur.

La maladie comporte 2 phases. En phase de manie (les hauts), la personne démontre une confiance exagérée en elle-même et ses projets sont dans la démesure. En phase dépressive (les bas), elle perd goût à la vie, elle est incapable de se concentrer et elle souffre de fatigue chronique. Dans les deux cas, la personne vit des moments difficiles.

La maladie est généralement traitée avec des stabilisateurs d’humeur. Le médecin peut également recommander un suivi psychologique pendant et après les périodes de crises.
Il faut se rappeler qu’il y a une phase « normale » où l’individu fonctionne de façon relativement adéquate. Non traité, le trouble bipolaire amène souvent des problèmes avec l’entourage, car des comportements hors mesure peuvent entraîner des tensions familiales, des ennuis financiers ou judiciaires. Ces situations sont souvent aussi difficiles à vivre pour la famille que pour la personne atteinte de la maladie, d’où l’importance d’aller chercher de l’aide.
Sources : La FFAPAMM – «Notre fils a une maladie mentale… On a besoin d’aide.» (2005)
Note : Dans le cadre des rencontres du programme d’éducation, l’APAME du Centre-du-Québec à Drummondville remet aux parents et amis des personnes atteintes des troubles bipolaires un guide de 64 pages intitulé : «Comment composer avec le trouble bipolaire».